Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 15:59

 

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A l'approche de cette belle fête familiale, je vous souhaite malgré les temps difficiles une vie douce et débordant d'amour.

Que les malades fixent la petite lumière au bout du tunnel qui les guidera vers la guérison, que les conflits s'appaisent pour privilégier le compromis et que chaque enfant ait un oeil qui brille devant l'étoile de Noël!

Je ne peux résister au plaisir de vous faire relire "Monsieur Delfaut l'assistant du père Noël"

Ce petit texte qui résonne dans mon souvenir comme une contine lointaine revient chaque année pour me rappeler que nous restons d'éternels enfants.

 

 

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Les brumes de novembre et leur cortège de brouillards alternés de pluies éparses avaient laissé place brusquement à une chute du thermomètre que tout le village saluait avec optimisme.

Le froid sec de cette soirée d'hiver avait amené contre toute attente, dans la nuit une neige abondante et grasse qui transformait les paysages et créait une atmosphère irréelle.
Déjà dans le petit bourg, on était frappé par le silence, les habitants étaient occupés à allumer la cheminée familiale et ne sortaient pas de chez eux. Sur les toits, des volutes épaisses et blanches montaient droit vers le ciel en laissant sur la place une odeur de papier brulé, familière en hiver.
Les oiseaux habituellement si bavards le matin restaient cantonnés sous les maigres feuilles des arbres, les plumes gonflées pour se protéger du froid.
Chaudement vêtu, le petit Luc marchait en sautillant dans le chemin qui menait à la ferme avec son bidon de lait. Depuis peu, une grande nouveauté occupait l'enfant, Gérard, un "grand" de l'école lui avait dit qu’il fallait savoir siffler, c'est donc la bouche en "cul de poule », à moitié pétrifié par le froid qu'il se livrait à l'exercice dans la solitude glaciale de ce matin d'hiver.

"Tiens mon petit! Attention à pas le renverser, tu diras à ta mère que je passerais cet après-midi pour me faire friser"

Sa mère était coiffeuse et son salon, véritable carrefour de la communication du village était empli de commères qui caquetaient au milieu d'un tapis de cheveux épars.... elle avait inventé le confessionnal féminin à défaut du salon littéraire!
Même le lavoir ou se faisaient et se défaisaient habituellement les intrigues les plus improbables était désert en ces temps de grande froidure.
Restait ce fameux salon de coiffure, une pièce de sa modeste demeure dédiée à l'art capillaire. Il était situé en face de la cuisine.
Cette disposition architecturale, laissait tout loisir à la coiffeuse-mère de famille de surveiller sa progéniture, mais aussi de tourner le fricot qui mijotait sur la cuisinière à bois.
  La profession de coiffeuse, quelque peu improvisée associée à la culture du potager et à un clapier caché sous la paille, assurait à la petite famille de manger à satiété malgré les rigueurs de la guerre.

Sur le chemin du retour, dans la solitude de ce petit matin, une question assaillait le commissionnaire.... pourquoi le menuisier avait-il tendu tout au long de sa devanture, sur la place une grande couverture qui ne  permettait plus à la marmaille, à la sortie de l'école de le voir travailler à son établi?

Tout ceci était d'autant plus incompréhensible que Monsieur Delfaut aimait les enfants et leur disait toujours quelques mots sur le pas de sa porte.

Arrivé sur la place, Luc se dissimula derrière un arbre. Rapidement, il vit le menuisier comploteur sortir et parler avec le facteur.

Les deux compères se rendirent au café chez Madame Raversot en faisant de grands gestes, le mégot aux lèvres et la moustache jaunie et frisée qui gardait le souvenir de nombreuses situations ou elle avait frisé l'incendie.....

La voie était libre, plus personne sur la place... Luc pénétra dans l'atelier secret faiblement éclairé par un " œil de bœuf " sur le toit.

Ici régnait un ordre et un calme inhabituels; sur les étagères s'alignaient petites voitures automobiles, gros camions de livraison et attelages de bœufs, le tout vernis et peint de couleurs vives.

Sur l'établi d'autres jouets de bois en cours de fabrication semblaient attendre qui une roue, qui un crochet avant de passer en peinture. Rapidement, sans bruit , il sortit, il en savait assez, il était rassuré....

C'était donc çà, Victor lui avait menti! il affirmait du haut de ses six ans que le Père Noël n'existait pas!

"C'est pas possible, comment veux-tu qu'il livre tous les enfants du pays en même temps?.....C'est pas lui, c'est les parents....!! "

Vraiment Victor n'avait rien compris comme d'habitude, il ne comprenait jamais rien ! Le Père Noël existait bien sur, mais comme il était débordé, il faisait faire ses jouets par Monsieur Delfaut qui se cachait avant de les lui livrer.

D'ailleurs comment en ces temps de guerre, les mères aurait-elles pu leur acheter ce superflu?

Il ne dirait son secret à personne... en classe... motus, mais Victor était un beau menteur.....sûr, il n'aurait rien cette année dans son arbre et ce serait bien fait!

 

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Par jptaurel
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 14:18

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               Hôtel du Nord

 

Luc dans sa quête obsessionnelle du passé avait décidé de revoir deux de ses meilleurs amis du collège Henri IV qui lui avait-on dit, avaient sagement menée leur vie non loin de leurs racines.

Le séjour débuta à l’Hôtel de Bordeaux où il avait réservé pour répondre à un vieux serment que le jeune Rastignac âgé de 15 ans avait lancé à son avenir.

« Un jour je reviendrais à Bergerac et je prendrais une chambre à l’Hôtel de Bordeaux ! »

L’Hôtel de Bordeaux ! Déjà le nom sentait l’opulence.

 On voyait à son évocation de rondes barriques débordant d’un nectar odorant rangées en ordre de bataille dans un chai couvert de tuiles romanes.

L’Hôtel de Bordeaux,  il en voyait sortir dans son souvenir des personnages rubiconds le gros cigare planté sur un visage couperosé.

Luc aujourd’hui ne côtoya dans l’établissement que des couples d’âge mur dont aucun ne s’exprimait dans la langue de Molière… le temps avait fait son œuvre, 1955 était bien loin.

Le soir JL prévenant, vint cueillir le couple de « touristes » pour leur faire découvrir la ville  moyenâgeuse magnifiquement rénovée  qui regorgeait de promeneurs  souriants et détendus.

Luc fut étonné dans cette ville par le comportement des automobilistes qui contrairement à ce qu’il constatait à Paris stoppaient à l’approche d’un passage piéton où se présentait une personne.

 Le soleil brillait maintenant faiblement et une douce brise caressait le soir. Les deux enfants de l’après guerre ne tarissaient pas de souvenirs.

« Te souviens-tu cette rue, comment s’appelle-t-elle d’ailleurs ?

 Cette rue, le samedi et le dimanche était parcourue inlassablement par les jeunes, les filles d’un coté et les garçons de l’autre, on se dévisageait on se souriait et parfois… on traversait pour se fixer un itinéraire commun. » Moyen âge, Renaissance, dix-septième siècle, dans un adorable mélange les maisons se succédaient nous invitant bientôt à découvrir les vieux quais de la Dordogne où se prélassaient quelques « Gabarres ».

Ces bateaux refaits à l’identique promettaient au touriste une promenade nostalgique comme au temps de la « rivière espérance ».

 Ce soir nulle agitation, les grandes barques à fond plat plantées dans le décors se dandinaient mollement au rythme de la brise vespérale.

Luc et Claudie pilotés par leur guide firent le tour des lieux insolites de la cité puis s’installèrent sur les fauteuils d’une de ces nombreuses « placettes » dont on se disait qu’elles avaient été surement bâties dans les temps anciens pour accueillir des terrasses de restaurant.

« Installons-nous, ça le fera venir ! »

Ils attendaient le 3° mousquetaire, le « grand R » qui nous avait promis sa présence avec son épouse. Dans les entrelacs de tables et de chaises ils les virent apparaître.

 Luc en aparté se  dit :

« Finalement on n’est pas encore trop moches ! »

Mots de politesse, embrassades et le diner débute dans une incroyable bonhommie comme si ceux-là de retrouvaient après une semaine d’absence. La nuit s’avançant les tables perdirent leurs convives et une légère nostalgie s’empara du petit groupe.

C’est si court une soirée, ils passent bien vite les instants de bonheur…

Après avoir dégusté avec plaisir quelques verres d’un nectar de la région, Claudie et Luc installés dans l’auto de R furent déposés devant leur Hôtel.

« Tu ne m’en veux pas de t’avoir imposé ce repas « d’anciens combattants » ? »

« Pas du tout, ils sont adorable tes copains ! C’est peut-être parce que tu les as côtoyés au cours de ton adolescence que tu es resté un provincial dans l’âme ! »

Le lendemain, Luc ouvrit les volets comme seulement on sait le faire à la campagne. Il se trouva aveuglés par un soleil éclatant qui promettait une belle journée.

 Un petit-déjeuner léger et le voici dehors.

 Il se dit que cette matinée de liberté pourrait mise à profit pour revoir l’Hôtel du Nord où ses parents avait connu le regain. C’est cet hôtel-restaurant avec ses repas à 1 franc leur avait permis de préparer des réussites successives à Paris.

L’avenue de la gare, ses brasseries hier flamboyantes aujourd’hui bien modestes et puis après la gare ce bâtiment biscornu où Luc rechercha sous de vieilles peintures l’inscription magique « Hôtel du Nord », rien seulement un grand bandeau en travers de la vitrine « Brocante de la gare ».   

Disparu, l’Hôtel du Nord oublié, enterré sous la déconsidération de ses dernières années d’existence !

Il tourna la tête pour rechercher de l’autre coté de la rue l’épicerie où le pâle « Professeur Tournesol » négligeant la couche matrimoniale s’exerçait nuitamment sur le réglage d’une bicyclette à moteur VAP.

Rien, un quartier devenu calme, plus d’épicerie, plus de garage automobile, plus de matelassier, rien plus rien.

 Oh si, pardon « La Brocante de la Gare » dont le sympathique propriétaire accueillit Luc et écouta son histoire réfugié derrière l’écran de son ordinateur.

A midi, Claudie et Luc furent véhiculés chez JL où ils firent la connaissance de MC.

Un délicieux repas périgourdin permit aux parisiens de retrouver l’odeur et le gout des pommes de terre « Sarladaises » et des ceps… comme autrefois quant on ne se préoccupait pas de son taux de cholestérol !

« Alors JL, cette maison tu l’as construite de tes mains après tes heures de travail ? »

Luc admiratif se souvint, combien de fois il avait pesté derrière le bureau de son cabinet considérant qu’il travaillait trop. Aujourd’hui il découvrait qu’il n’avait pas été le seul !

Une promenade dans la campagne environnante, un beau château moyenâgeux puis une visite au village natal de R.

Sa famille accueille avec un large sourire la troupe des envahisseurs et le lendemain matin sur l’autoroute, Luc et Claudie commentent ces deux jours un peu surréalistes.

 La radio impitoyable égraine les mauvaises nouvelles du jour, ils remontent vers le nord où les attendent la grisaille et les préoccupations quotidiennes.

« Ils sont sympas ces gens-là. Pas une seconde, je ne me suis pas ennuyée.

 Tu as entendu sur France info, un typhon a fait 4OO morts au Japon.

Ils ont perdu Kadhafi.

 Le CAC  40 est passé au dessous de… »

Luc avec un sourire éteint la radio… un petit bisou, là sur la joue !

 

 

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 16:38

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Nous étions dimanche, juin exhalait ses odeurs d’humus dès le lever du jour. Toute la journée la symphonie des senteurs déclinait ses fragrances le long des allées du jardin. Luc se disait que pour cela et pour cela seulement il était heureux de vivre à la campagne.

Le troène de la haie s’épuisait dans son parfum du passé et quelques pas plus loin l’immense rosier accroché à la façade de la grange poudrait de chemin de sa délicate brise de marquise.

Il arrivait maintenant à l’orée du petit bois rafraichi par l’ombre du marronnier. La mousse sous le pied assouplissait le pas et le promeneur commençait à humer l’odeur du champignon.

« Le printemps a été pluvieux, nous aurons des ceps à profusion en septembre se disait-il. Il consulta sa montre.

 Il est temps de regagner la grille, ils vont arriver »

Le parc le vit remonter l’allée murmurant on ne sait quelle histoire.

 Le discours était ponctué de gestes incompréhensibles où seul un observateur averti reconnaîtrait la taille d’une carpe péchée la veille dans le lac.

L’imprudente consommatrice d’hameçon avait tout d’abord séjourné toute une soirée au café du village soumise à la convoitise des consommateurs puis, l’œil un peu vitreux avait regagné la cuisine familiale où Claudie l’avait accommodé avec une sauce au vin blanc.

Claudie cria du premier étage. « Les voila ! Luc dépêche toi.

« Pas trop de circulation ? Ils sont tous de sortie avec ce beau temps.

 Oh ! la voiture, c’est nouveau cette auto ! Tu as gagné au loto ou tu as cambriolé une banque ? »

Franck et Clothilde, comme de jeunes amoureux étaient installés dans un splendide petit cabriolet « sportif » qui ronflait d’impatience devant la maison.

« C’est quoi comme marque ? Tu sais que je n’y connais rien ! Pour moi les voitures c’est quatre roues et un moteur et ce qui faut pour ne pas avoir froid l’hiver et chaud l’été ! »

« C’est une Porche, une voiture Allemande, je te la ferais essayer tout à l’heure, où veux-tu que je me gare ? »

Clothilde plus intéressée par la nature que par la machine noire au confort spartiate embrassait Claudie qui sortait de l’office. »

« Ton jardin est magnifique, dès les premiers mètres on est enveloppé par le parfum envoutant  de ce pied de chèvre feuille  jaune.

Nous n’avons pas été gênés par les voitures, peut-être un peu à l’approche du parc de loisir mais finalement ça a été moins difficile que nous le craignons. »

Franck et Clotilde tout à la joie de s’installer sur les fauteuils de la terrasse souriaient béatement en admirant le jardin.

« Vous la possédez depuis combien de temps cette maison. C’était un ancien café si je me souviens bien ? » 

« Oui, c’était le bistrot du village et ça n’a pas tellement changé, que veux-tu boire ? »

« Que me proposez-vous aubergiste ! »

« Champagne pour tout le monde ! N’oubliez pas que nous sommes situés à même pas quatre vingt kilomètres d’Epernay. Ici on ne va pas boire du cidre ! »

« Franck, tu as intérêt à faire attention avec ton petit bolide, aujourd’hui le permis c’est une denrée volatile ! »

Après un déjeuner léger sur la terrasse les deux couples se promenaient dans la propriété en discutant de leurs projets d’été. Ils arrivaient en limite du champ du voisin.

« Tu as des ruches ? Je ne savais pas que tu élevais des abeilles ? Ton père aussi m’avais-tu dit faisait du miel pendant la guerre. »

« Oui, j’ai deux ruches mais je ne m’en occupe pas, j’ai la trouille des abeilles, je me suis fais avoir plusieurs fois.

 A chaque piqure je fais une mauvaise réaction et il est nécessaire que je reçoive une injection de cortisone, je ne m’occupe pas de ces bestioles, je laisse ce soin à Jean Paul le jardinier, lui il prend les cadres à main nue et ne craint pas le dard des abeilles ! Par contre je ne suis pas hostile à déguster le miel de ces butineuses dans la cuisine que confectionne Claudie! »

Le soir tombait interminablement comme il aime tant le faire les nuits de juin, Franck et Clothilde s’apprêtaient à regagner la ville sous la capote de leur petite voiture, ils se donnèrent tous rendez-vous en vacances cet été à la Palmyre.

Ce matin de septembre, Georges avait quitté la chambre qu’il occupait depuis trois mois à la maison de retraite.  La disparition de son épouse Germaine l’avait bien « chamboulé », il vivait donc dans cet établissement ce qui   rassurait ses enfants.

S’il s’était levé tôt c’est que Georges avait un projet, sa voiture était stationnée sur le parking de la maison de retraite avant d’être donnée à son petit fils qui passait son permis.

Georges ne conduisait plus, non pas que son permis lui ait été supprimé du fait de son grand âge, il ne conduisait plus parce qu’il se perdait dans son propre village au volant et aussi parce qu’il confondait la marche avant et la marche arrière.

Ce matin c’était autre chose, Georges avait un projet, il voulait rendre visite à sa chère Germaine et pour ce faire il s’était procuré un magnifique rosier en pot… elle serait contente de le voir.

Clothilde et Franck bavardaient, ils rentraient  vers Paris dans leur belle Porche, l’autoroute était fluide et la circulation agréable malgré cette brume humide qui gênait la visibilité.

Ces quelques jours de vacances invités par Claudie et Luc dans leur belle maison de la Palmyre leur avaient fait beaucoup de bien. La sérénité du couple, la générosité de Claudie et sa capacité naturelle à mijoter de bons petits plats leur avait ramené le sourire aux lèvres, il était temps… ils parlaient au printemps de séparation !

« On vient de passer Poitiers, ça roule bien ! »

« Oui, on avance mais cette fourgonnette me casse les pieds ! Je vais la doubler. »

Franck se positionna sur la file de gauche et jeta un bref coup d’œil à sa femme.

« Je suis complètement con ! Elle est toujours aussi belle !

Clothilde leva les bras au ciel.

« Franck attent… »

Luc cravaté de noir pensait à cette matinée à Cadouin le village de son enfance.

 Il marchait derrière le corbillard qui portait son père… comme c’était loin. Aujourd’hui il accompagnait Franck et Clothilde dont les deux cercueils le précédaient.

Franck n’avait pu éviter sur l’autoroute A 10 une personne âgée qui roulait à contre-sens.

Franck et Clothilde inséparables pour toujours…   

 


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Par jptaurel
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 12:48

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Dédicace au club house de la Résidence à la Palmyre

 

Inoubliable soirée le 02/08/2011 au club house de la résidence à la Palmyre.

Après une présentation du président Philippe Gadreau qui nous avait fait le plaisir de se déplacer malgré un emploi du temps plus que chargé, nous avons eu le plaisir de faire connaître à l’assistance (nombreuse) « Soleil noir à la Palmyre ».

J’ai présenté le roman en 5 minutes puis  expliqué en quelques phrases la genèse de la photo de la première page.

Le  blog a été porté à la connaissance des personnes dotées en vacances une connexion internet.

Enfin j’ai terminé mon intervention par l’annonce du nouveau roman de votre serviteur qui sera probablement publié avant les vacances prochaines

               « Le pèlerin de saint Jacques »

Un apéritif servi aux lecteurs et futurs… a clôturé la soirée après les nombreuses dédicaces délivrées à une assistance bon enfant… vivement l’an prochain !

"Soleil noir à la Palmyre" en vacances sur ses terres de prédilection, c'est le roman de l'été que l'on se dispute sous le parasol... sous le soleil exactement!

Ce soir à 16h et jusqu'à 19h l'aventure se poursuit à la librairie Le Kiosque à la Palmyre.

 

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Par jptaurel
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 15:11

 

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        Son père, il avait l’automobile… vu d’ailleurs

 

Depuis quelques mois, Luc s’intéressait à la restauration des automobiles anciennes.

 Il avait pris conscience que son neveu qui pourrait bientôt prétendre à passer le permis  serait moins dangereux en conduisant d’une « ancêtre » que derrière le volant d’un véhicule récent. Insidieusement, il contamina l’adolescent en s’abonnant à « La vie de l’auto » et à « Rétroviseur ». A quoi pourrait bien servir toutes ces revues spécialisées si ce n’était pour guetter la vente un modèle bien précis ? Les arguments de l’oncle à vrai dire se résumaient en un alibi tout simple, il voulait posséder une Rosengart LN4N2 de 1938… La voiture de son père !

Il était encore très jeune, à la fin de la seconde guerre mondiale quand cette automobile entra dans sa vie. Les Allemands pressés par l’imminence  du débarquement remontaient vers le nord avec armes et bagages, ils étaient « poussés aux fesses » par les maquisards de tout poil en quête de bravoure… la peur venait de changer de camp !

Son père, un matin avait arraché l’enfant du lit pour l’entrainer à la cabane aux canards  sans plus de précision. Habitué aux décisions impromptues il avait pris à la hâte le seau à pâtée composé d’un hachis de feuilles d’orties et de farine de seigle et avait suivi son géniteur qu’il trouvait ce matin particulièrement guilleret.

Tout en haut du « foirail », tout près de la vigne se trouvait une baraque attifée de planches disjointes et coiffée d’un toit de tuiles moussues.

Derrière l’édicule un petit enclos fermé d’un grillage rouillé résumait la promenade exigüe où pataugeaient une dizaine de jeunes canards dans une incroyable « mélasse » d’où ils extrayaient les vers de terre dont ils étaient friands.

L’enfant comprit vite que sous le tas de paille qui encombrait le fond de la masure dormait un trésor que son père fut prompt à mettre au jour… une automobile.

Le premier contact avec la voiturette, il s’en souvenait encore n’avait pas soulevé son enthousiasme. L’objet était encombré de paille et semblait suspendu dans les airs car on distinguait mal les cales de bois sous les essieux qui remplaçaient les roues.

La couleur de la carrosserie était indicible tant la poussière nappait le véhicule mais enfin, c’était une automobile ! Un objet rare et convoité en ces temps de guerre.

C’était une Rosengart, le modèle qu’il traquait maintenant si longtemps après dans les petites annonces de « La vie de l’auto ». Une Rosengart, surement une merveille ! Une auto copiée sur la petite Austin si populaire en Angleterre .

La recherche de Luc appuyée par son neveu qui travaillait mieux au lycée depuis qu’il savait qu’une réussite au baccalauréat serait créditée de ce don automobile, cette recherche fébrile fut bientôt couronnée de succès.

 La merveille fut découverte dans un village du fond de l’Allier. Le téléphone leur apprit qu’une charmante veuve se débarrassait sans déplaisir de la vieille auto qui l’avait transportée dans ses jeunes années de couple. Son mari disparu dans les viscitudes de l’âge l’avait laissée légataire de cette ferraille rouillée qui gênait ses évolutions dans le garage… elle ne savait pas comment s’en débarrasser !

La transaction fut rapidement conclue, l’oncle et le neveu retournèrent un matin au village de l’octogénaire pour prendre livraison de la Rosengart qui fut hissée sur un plateau grâce à un treuil.

Ils allaient prendre le volant du retour quand Luc crut discerner dans le rétroviseur la vieille dame qui essuyait une larme de son mouchoir en Baptiste.

Il stoppa net descendit de la camionnette et courut embrasser la propriétaire lui promettant de lui envoyer une photo de la voiture quand la restauration serait terminée.

Le baccalauréat fut obtenu en toute décontraction. Le permis de conduire quant à lui fut l’occasion d’une préparation soigneuse… on mesurait l’échelle des valeurs entre les deux examens aux yeux de l’adolescent !

Lors de la remise en route dans le garage de Luc, l’ancêtre fut si surprise et si contrariée qu’elle « grilla » un joint de culasse afin d’avertir ses nouveaux propriétaires quelle entendait ne pas être dérangée dans sa paisible retraite.

Les deux amoureux de la ferraille datée coururent la France entière pour dénicher un

phare, une poignée de porte ou un rétroviseur.

Un vieux garagiste qui avait cessé son activité après un accident de la route prit en charge la réfection du moteur et Claudie magnanime se proposa pour recouvrir les sièges de l’auto.

Les chromes, la peinture et les pneus neufs redonnèrent à la machine d’avant guerre son allure de catalogue… Luc était ravi, il allait bientôt pouvoir se rendre au marché du canton au volant de sa Rosengart.

Il avait seulement oublié un détail et il était de taille… cette splendide Rosengart qui embaumait le sous-sol avec ses peintures fraiches, cette voiture maintenant en parfait état… il l’avait promise à son neveu contre un bac réussi !

Il profita d’un dimanche où Claudie avait organisé un repas de famille pour finaliser le don.

On fêtait les « rois » et au dessert, Claudie distribua les parts de la galette alors que sautait un bouchon de champagne.

« C’est moi, la fève c’est moi ! »

Le bachelier conducteur diplômé extirpa avec peine de sa bouche la petite clef de contact.

Il courut embrasser son oncle et lui glissa à l’oreille.

« La même, j’ai vu la même dans les petites annonces de la « Vie de l’auto », je te la montrerais. Ce serait top si on avait toi et moi une Rosengart ! T’en pense quoi tonton Luc ? »

« Je peux connaître la teneur de ces secrets d’oreille ? »

Claudie sentait qu’un complot était en préparation mais elle n’en mesurait pas l’importance.

« Il en veut combien ? »

Nouvelle phrase susurrée à l’oreille.

« Tu as dit combien ? Il est fou celui-là, c’est pas une Bentley sa Rosengart ! »

Claudie avait compris, elle allait passer encore de longues soirées au coté de Luc dans le lit matrimonial à entendre le froissement du papier, les invectives et les éclats de rire au téléphone… elle se dit qu’après ce deuxième achat, elle serait tranquille. Pas sûr, pas sûr du tout !

 

 


 POUR COMMANDER SOLEIL NOIR A LA PALMYRE

Prix de l'ouvrage:      21€

 

Chez la Société des écrivains( délais 4 à 6jours - 5% de remise)

Frais de port gratuits à partir de 20€ d'achat.

ou France métropolitaine 4€  Europe 7€

Par chèque à l'ordre de la Société des écrivains à envoyer en précisant:

Commande pour X exemplaires de Soleil noir à la Palmyre auteur Jean Pierre Taurel à:

Société des écrivains/ service commandes

14 rue des Volontaires 75015 Paris - France

Par carte bancaire sur http://www.societedesecrivains.com

ou téléphone: 0153696533  fax 0153696527

        

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Par jptaurel
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